
Dessin de Léonard de Vinci - vis aérienne
La vérité scientifique se caractérise par la validation d’une théorie par la démonstration et l’expérience, par une méthodologie précise permettant ensuite de reproduire l’expérience. La science nous fait toucher à l’essence de la vérité : son unicité. En démontrant de façon probante un mécanisme physique, on comprend l’univers qui nous entoure. On peut donner une explication à des phénomènes qui nous semblaient auparavant mystérieux.
Une théorie, une fois démontrée, devient la vérité. Jusqu’à ce qu’une nouvelle théorie émerge, et qu’une expérience ou démonstration ne vienne contredire la première théorie. Depuis l’apparition de l’Homme, notre intelligence et nos connaissances se sont développées, notre savoir scientifique s’est transformé et les vérités scientifiques ont fait place à d’autres. Alors qu’elle est la véracité de nos théories actuelles ? Surtout concernant les domaines où l’expérience n’est pas chose aisée.
Par exemple, il nous est impossible de réaliser des expériences dont la durée de réaction est trop longue. Ceci est valable pour le pétrole, nous ne pouvons pas décomposer des végétaux par des micro-organisme sur des durées suffisamment longues pour obtenir une chaine carbonée. D’une manière générale, cette difficulté d’observation se manifeste lorsque l’on travaille à des échelles géologiques ou climatiques. Autre exemple, pour le climat, nous ne pouvons pas recréer un environnement aussi complexe que notre biosphère, nous pouvons essayer de le modéliser et d’améliorer sans cesse le modèle dans une quête asymptotique de la vérité.
Lorsque nous ne pouvons pas valider une théorie scientifique car l’expérimentation rencontre des difficultés méthodologiques, quel crédit donner à cette théorie ? Peut-elle avoir valeur de vérité ? Les deux exemples précédents ont été pertinemment choisis. L’origine fossile du pétrole soutient la théorie de réserves limitées donc la raréfaction de la ressource qui engendre un prix croissant. Et d’autre part, la théorie du réchauffement climatique se focalise essentiellement sur le rôle du CO2 en tant que gaz à effet de serre sans prendre en compte d’autres paramètres aussi ou plus importants : l’activité solaire, les particules fines, le rôle de la biomasse dans le cycle du carbone et autant de phénomènes qui rendent la vérité complexe.
La vérité absolue est difficile à atteindre mais nous pouvons l’approcher et la démystifier. Néanmoins une voie trop simple, même si elle semble logique, peut nous emmèner sur la voie de l’erreur. A moins qu’un mysticisme (religieux) laisse place à un autre (scientifique).


