La crise est née dans les méandres des sub-primes et de la titrisation, puis a grandi grâce à la faillite de Lehman Brothers, une banque d’investissement multinationale, et s’est épanoui en contaminant l’économie réelle. Et maintenant j’entends quelques premiers journalistes se demandant quand l’économie va-t-elle redémarrer et quand sera-t-il le bon moment pour réinvestir en bourse.
La bourse est à nouveau proche des 3000 points (2985 à la cloture). En analyse graphique, on se rend compte qu’il existe des niveaux seuils (plafond ou plancher) sur lesquels la courbe rebondit avant d’observer une tendance plus nette. Alors le plafond des 3000 points va-t-il être dépassé ? La bourse anticipe-t-elle la fin de la crise ? Tout va redémarrer comme si rien ne c’était passé ? « Business as usual » comme disent les Anglo-saxons.
Si c’est le cas, si tout finit par redémarrer sans accroc et le temps aidant, on pourra se poser des questions sur la nécessité de cette crise. La problématique est simple : le capitalisme nécessite-t-il une purge régulière ? Nous ne vivons pas notre première crise. Moi qui n’ai que 25 ans, j’en ai déjà vécu 3 : Asie (1997), bulle Internet + 11 septembre (2001), et aujourd’hui. On peut donc imaginer que le phénomène va se reproduire si rien n’est fait pour en modifier les causes. Et on a pu comprendre au dernier G20 que rien de fondamental ne changera dans le système.
Si le système capitaliste demande un ralentissement, on peut supposer que la période précédent ce ralentissement économique fut une période de spéculation et/ou de surproduction. J’ai beaucoup entendu parler de la spéculation immobilière liée au sub-primes, mais pas grand chose sur la surproduction, alors que ceci expliquerait le chômage partiel dans certaines entreprises (les constructeurs automobiles par exemple) qui stockent beaucoup et peuvent aujourd’hui utiliser la crise comme motif pour stopper la chaine de production, peu importe les ventes réalisées. Si on admet l’hypothèse de la surproduction, il me semble intéressant de se demander si cette surproduction a un rôle utile, voir même nécessaire. Est-ce que la surproduction est utile au dynamisme du marché mondial ? J’aurais tendance à dire que oui, dans l’optique où la surproduction tend à l’augmentation de l’offre et ainsi la réduction des prix.
La crise peut être une calamité (j’en sais quelque chose puisque je suis à la recherche d’un emploi depuis peu), mais aussi une opportunité : celle d’investir à petit prix pour la prochaine période de croissance. A moins que vous pensiez que l’économie capitaliste va s’éffondrer définitivement…



Un commentaire
Bonjour
Blog intéressant. Je le mets de côté. Je ne rédige ce commentaire qu’à titre de test. Merci.